Les Tombées de la Nuit sont protéiformes. Trouver sa place autant dans un réseau de musiques actuelles que dans un réseau de spectacle vivant lié à l’espace public, réfléchir avec des partenaires de la région Bretagne ou à l’échelle nationale et internationale : ce qui pourrait être vécu comme une contrainte est devenu un jeu.
Nous revendiquons notre participation à ces réseaux divers. Ils sont des lieux où les pratiques se croisent, où les esthétiques se frottent, l’occasion pour nous de faire bouger les lignes, qu’il s’agisse de mettre en œuvre, avec le Collectif des Festivals Engagés pour le Développement Durable et Solidaires, une évaluation qualitative de nos pratiques d’actions culturelles à l’échelle de la Bretagne, d’accompagner un artiste, ami du festival, par une bourse à l’écriture pour la création européenne, avec In Situ, ou d’affirmer nos pratiques, de partager nos doutes et nos enthousiasmes avec d’autres structures.
Notre rapport privilégié avec la Belgique, né au fil des années grâce à l’accompagnement complice de Philippe Kauffmann dans la programmation des Tombées de la Nuit, est un bel exemple de l’importance de ces réseaux dans notre projet. Philippe Kauffmann a été, par ailleurs, invité à prendre la responsabilité de la programmation dans l’espace public de Mons 2015, capitale européenne de la culture. Il est aujourd’hui responsable culturel de la ville de Liège pour l’organisation de la biennale MétamorphoseS. La ville de Clermont-Ferrand l’a également sollicité pour l’accompagner dans sa candidature au dispositif de Capitale européenne de la culture en 2020.
De son côté, en 2016, le directeur des Tombées de la Nuit s’est vu offrir la carte blanche Rennes d’un soir par Pronomade(s) en Haute-Garonne, structure reconnue pour son travail avec le territoire et les habitants. Soit une programmation 100% Tombées de la Nuit, à Boussens.
Une collaboration appuyée s’est également mise en place, depuis trois ans, avec le festival Paris l’été. Avec des projets accueillis aux Tombées de la Nuit et présentés, par la suite, à Paris (Fantôme d’Etienne Saglio, Whale de Captain Boomer ou encore Museum of the Moon de Luke Jerram), des synergies ont vu le jour. En 2019, Anima Ex Musica du collectif rennais Tout reste à Faire était présenté pendant trois semaines lors du festival parisien.
Nous ne pouvons également que nous réjouir de la nouvelle dynamique régionale qui voit actuellement le jour entre Brest et Rennes, entre le Fourneau CNAREP et Les Tombées de la Nuit, et née suite à l’arrivée de Caroline Raffin à la tête de l’institution brestoise. Chaque année, ce sont en moyenne quatre à cinq projets qui sont accompagnés par nos deux structures, quatre à cinq projets d’artistes ayant choisi l’espace public comme terrain de création. Après Patrice de Bénédetti, Maud Jégard ou Matzik en 2018, ce sera au tour des compagnies des Ô, Cirquons Flex, OpUS ou encore La Fausse Compagnie d’être présentes dans les deux villes bretonnes en 2019 et début 2020.
Par ailleurs, de décembre 2019 à janvier 2020, dans le cadre de Passeurs de Culture, Les Tombées de la Nuit co-piloteront la formation « Champs Social » avec Le Grand Soufflet, le Collectif FAIR-E / CCNRB et le Musée de Bretagne. Dans cette volonté de favoriser l’accès aux projets artistiques, il s’agira d’échanger sur les pratiques professionnelles et les outils de médiation, à travers la découverte d’une structure et de ses projets.
Les Tombées de la Nuit se font également ambassadrices de l’initiative rennaise Dimanche à Rennes, auprès d’acteurs culturels en France et à l’Étranger (par le passé, des interventions ont eu lieu auprès de FACIR en Belgique, à La Belle Ouvrage à Paris, dans le réseau In Situ et bientôt, des rencontres auront lieu au Centre Culturel Suisse de Paris et lors d’une rencontre internationale en Guyane à l’initiative de l’ONDA).
Autant d’opportunités et d’expériences qui encouragent les relations professionnelles, favorisant les résonances entre projets, par-delà les frontières.
Aperçu des réseaux donnant lieu à des échanges ou collaborations divers
- In Situ, Plateforme européenne pour la création artistique en espace public (jusqu’en 2021)
- Le Collectif des Festivals engagés pour le développement durable et solidaire en Bretagne
- Passeurs de Culture
Département
- Rennes Métropole : Saint-Sulpice-la-Forêt, Guipel, Saint-Gilles, Vern-sur-Seiche (Centre culturel Le Volume), Noyal-sur-Vilaine (Centre culturel L’Intervalle), Hédé, Redon
- La communauté de communes du Val d’Ille-Aubigné
Région
- Le Quartz, Scène Nationale de Brest
- Le Fourneau, Centre National des Arts de la Rue à Brest
- Le Carré Magique, Pôle national des arts du cirque, à Lannion
- La Passerelle, Scène Nationale de Saint-Brieuc
Réseaux nationaux
- Festival Paris l’été
- Théâtre de Chatillon
- Office National de Diffusion Artistique (ONDA)
- Festival Les Nuits de Fourvière à Lyon
- Derrière le hublot, projet artistique et culturel de territoire à Capdenac
- Le Channel, Scène nationale de Calais
- ONYX, Théâtre de Saint-Herblain
- La Paperie, Centre national des Arts de la Rue à Angers
- Lieux Publics, Centre national de création en espace public à Marseille
- Festival Chalon dans la rue à Chalon-sur-Saône
- L’Abattoir, Centre national des Arts de la Rue à Chalon-sur-Saône
- Festival international de théâtre de rue d’Aurillac
- Scènes de rue, festival des Arts de la Rue à Mulhouse
- Atelier 231, Centre national des arts de la rue et de l’espace public à Rouen
- Effervescences à Clermont-Ferrand
- Festival Panique au Dancing à Niort
- FAB, Festival International des Arts de Bordeaux
- Centre Culturel Suisse à Paris
Réseaux Internationaux
- FAB, Festival International des Arts de Bordeaux
- Freedom Festival à Hull (Royaume-Unis)
- Festival Les Escales Improbables à Montréal
- Greenwich+Docklands International Festival à Londres
- Le Mars à Mons (Belgique)
- Théâtre Vidy de Lausanne (Suisse)
- Oerol Festival à Terschelling (Pays-Bas)
Au-delà des co-productions ou des allées et venues dans nos festivals respectifs, ces réseaux constituent des groupes d’échange, de conseil et de discussion sur la question de l’accompagnement artistique.
Outre le développement de ces réseaux, le festival Les Tombées de la Nuit est aussi identifié par les professionnels comme un espace de projets artistiques hétéroclites, comme un carrefour de programmateurs en quête de propositions insolites et décalées, de professionnels venus chercher aux Tombées de la Nuit ce qu’ils ne trouveront pas ailleurs.