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Et que ne durent que les moments doux*

D’une année 2025 pour tous si mouvementée, que retenons-nous ?

Pour Les Tombées de la Nuit, quelques mots s’élèvent : le mouvement, la rencontre, le jeu, le temps partagé et savouré, la complicité, l’humour, une certaine douceur espiègle…

Cette année, aux côtés des artistes et des habitants, en saison et en festival, nous avons continué à faire événement dans la ville, de La Bellangerais à La Courrouze, de Baud-Chardonnet à la place du Parlement, dedans, dehors, seuls ou en chère compagnie. Un dialogue qui s’ouvre, toujours davantage, à la jeunesse et à l’enfance, affirmation de la nature d’un projet artistique dédié à toutes et tous.

En 2025, ces pratiques, ces thèmes, chers à notre histoire et essentiels à l’avenir, nous les avons exposés, clamés et chantés. « Et que ne durent que les moments doux » donc, comme remparts à l’absurdité du monde.

*Alain Bashung & Jean Fauque, Osez Joséphine, 1991

La saison des Tombées de la Nuit

UNE SAISON NOMADE

À la maison de quartier La Bellangerais, un spectacle clownesque et musical, à la fois drôle et émouvant ;
À la halle Saint-Hélier, un dimanche sous le signe de l’Italie et des danses traditionnelles revisitées ;
À la halle du Blosne, un spectacle de clown drôle et poignant, sur l’amour et la mort ;
Au FRAC Bretagne, des installations ludiques et décalées redonnant vie à des archives d’art contemporain ;
Du côté de la place des Colombes, une réflexion théâtrale et dansée dédiée à l’escalier, lieu de passage et de tous les possibles ;
Place du Parlement, un bal décalé et déjanté vers un ailleurs musical ;
Rue Richepin dans le quartier Maurepas, un récit initiatique en danse, théâtre et cirque célébrant l’imaginaire collectif ;
À L’Étage du Liberté, un bal ludique et défricheur qui compresse cinquante ans d’histoire de la musique élaborée pour et par les enfants ;
Dans le quartier La Courrouze, en plein-air, une exposition photo directement inspirée des récits de rencontres amoureuses vécues par des Rennaises et des Rennais…

Cette année, fidèles à leur ADN, Les Tombées de la Nuit ont continué à jouer avec la géographie de la ville et avec son contexte.

Brodée dans cette continuité, la saison 2025 a confirmé la nature nomade d’un projet artistique qui se concrétise dans l’immensité de la ville ou dans ses recoins, sous les halles, sur les places, dans les rues, chez nos partenaires… Rennes est notre scène et nous continuons à l’explorer, à investir ses espaces, anciens ou inédits, à rencontrer ou à collaborer avec ses acteurs et ses habitants. Du nord au sud, d’est en ouest, rejoints par un public curieux et joueur, nous avons donc continué à rendre visite, à prendre nos quartiers, à tenter des explorations nouvelles. Une irrigation du territoire aux possibilités infinies.

La saison 2025 des Tombées de la Nuit

DIMANCHE 19 JANVIER

L’Empreinte • L’Attraction Céleste (FR)

📍 Maison de quartier La Bellangerais

Dans cette maison de quartier La Bellangerais que nous investissions pour la première fois, plus de 200 personnes ont répondu présentes au spectacle clownesque et musical L’Empreinte. En complicité constante avec le public, Servane Guittier et Antoine Manceau y déployaient un cirque bien à eux, poétique et émouvant.

DIMANCHE 26 JANVIER

Ateliers de danses italiennes • Garance Bréhaudat et Inés Hernández (FR/ES ) / Save the last dance for me • Allessandro Sciarroni (IT)

Dans le cadre du festival Waterproof Plongez dans la danse

📍 Halle Saint-Hélier

Le dernier dimanche de janvier était placé sous le signe de la danse italienne. Dans le cadre de Waterproof – Plongez dans la danse, nous revisitions la belle halle Saint-Hélier avec deux propositions dédiées aux danses traditionnelles transalpines.

Une trentaine de personnes se sont d’abord jointes à Garance Brehaudat et Inés Hernández de la compagnie Corps Magnétiques pour un atelier de danses traditionnelles italiennes, résolument dépoussiérées. Ensuite, place au magnifique duo Save the last dance for me d’Alessandro Sciarroni. Les deux représentations ont réuni près de 300 spectatrices et spectateurs autour de Gianmaria Borzillo et Gianvanfrancesco Giannini dans cet hommage puissant et contemporain à la polka chinata, danse italienne oubliée.

DIMANCHE 16 MARS

More Aura • Véronique Tuaillon (FR)

📍 Halle du Blosne

Pour ce spectacle de clown mettant en scène Véronique Tuaillon en boxeuse cabossée au coeur brisé, 400 personnes, dont 12 enfants du centre de loisir de l’école Miriam Makeba, se sont réunies sous la halle du Blosne, nouveau terrain de jeu dans la ville que nous avons ensuite revisité à l’occasion du festival.

DIMANCHE 6 AVRIL

N.A.T. / Nouvelles Aventures Technofestives

📍 FRAC Bretagne

Avec la complicité de l’autrice Hortense Belhôte, onze élèves de Master Arts Plastiques et CAPS de Rennes 2 se sont emparés du fonds d’archives de Nathalie Magnan, cyber féministe et tacticienne des médias et ont présenté, à partir de cette matière, des installations interactives sur le modèle d’une fête foraine. Dans une ambiance joyeuse, environ 250 personnes ont visité les stands ludiques et décalés tenus par ces étudiantes et étudiants dans différents espaces du FRAC Bretagne.

DIMANCHE 18 MAI

Hune • Compagnie Paon dans le ciment (FR)

📍 RDV Place des Colombes

Dans une ambiance urbaine, autour du grand escalier situé au-dessus de la place des Colombes, la compagnie Paon dans le ciment explorait avec finesse la poésie de nos espaces urbains et les liens qu’ils peuvent créer lorsqu’ils deviennent lieux de vie, de discussion, où l’on mange, où l’on se dispute, où l’on fait la fête… Ce dimanche de printemps, 300 personnes étaient réunies aux pieds de l’escalier pour une ode théâtrale et chorégraphique à ce lieu de passage devenu lieu de tous les possibles.

DIMANCHE 21 SEPTEMBRE

Le Bal des Oiseaux • Sapage Nocturne (FR)

📍Place du Parlement

Lors de cet événement qui marquait la rentrée des Tombées de la Nuit dans la ville, près de 2000 personnes sont venues danser aux rythmes endiablés de la musique Exotica de Tiki Paradise. Malgré la pluie, ce furent 3h30 joyeuses de lâcher-prise et de célébration collective.

DIMANCHE 12 OCTOBRE

L’enfance Majeure • Julien Fournet / L’Amicale (FR)

📍Rue Richepin, quartier Maurepas

Spectacle phare de la deuxième partie de saison des Tombées de la Nuit, L’enfance majeure est venu illustrer, avec douceur et vivacité, notre volonté d’inventer des événements dédiés à l’enfance dans l’espace public. Au coeur du quartier de Maurepas, rue Richepin, deux classes de cinquième du collège Clotilde Vautier, dont une classe SEGPA (Section d’enseignement général et professionnel adapté) ont participé à cette aventure burlesque et poétique, ode à l’imaginaire collectif. Autour d’eux, environ 270 spectateurs et spectatrices sont venus participer à cette fête libératrice.

DU 12 NOVEMBRE 2025 AU 18 JANVIER 2026

À vos amours • Anne-Cécile Esteve (FR)

Dans le cadre du festival GLAZ – Rencontres internationales de la photographie

📍Quartier La Courrouze

Après avoir, dès novembre 2024, lors de permanences à travers la ville, recueilli les récits d’amour et de rencontres de Rennaises et Rennais, la photographe rennaise Anne-Cécile Esteve s’en est inspirée pour photographier les rues, les places, les parcs… qui y étaient évoqués. À la manière d’une carte du tendre, l’exposition À vos amours proposait, au coeur du quartier La Courrouze, une déambulation poétique et sensible de la ville au prisme de ces histoires de vie aussi intimes qu’universelles.

Turbo Minus • Radio Minus (FR)

Les Petits Dimanches #5Les concerts Jeune Public de L’Étage

📍Le Liberté // L’Étage

Au carrefour du DJ set jeune public, du bal populaire et du concours de danse, l’équipe de Radio Minus entreprenait de mixer et de remixer sa collection unique de trésors cachés du disque pour enfants. Soit la compression, en un DJ set d’une heure, de près de cinquante ans d’histoire de la musique élaborée pour et par les enfants. Plus de 200 personnes, petits et grands, se sont retrouvées sur le dancefloor de L’Étage

UNE SAISON PARTENARIALE

Depuis 2016, Les Tombées de la Nuit co-pilotent le dispositif Dimanche à Rennes aux côtés de la ville de Rennes. Valoriser les évènements dominicaux en encourageant les expériences collectives, mettre en lumière, sous une même bannière et avec une ambition commune de rencontres et d’expériences, les événements déjà en place, les événements historiques et tous ceux qui font bouger la ville – mouvements associatifs, sportifs et culturels, services et équipements -, telle est l’ambition de Dimanche à Rennes.

Dans la lignée de leur travail historique sur le territoire et aux côtés de nombreux acteurs culturels locaux, Les Tombées de la Nuit mettent en place des partenariats sur mesure, autour d’événements dominicaux. Envisagés en fonction de la nature des projets, des besoins spécifiques d’une structure, ces partenariats se font en collaboration et en complémentarité avec nos interlocuteurs et les organisateurs d’événements. En tant que copilote de Dimanche à Rennes, nous accordons une attention toute particulière à l’évolution du paysage rennais pour mieux en retranscrire, par la collaboration, la diversité des acteurs et des lieux. Une veille sur le territoire et de multiples rencontres avec les structures locales qui sont autant de points d’entrée dans notre travail de « metteurs en lien ».

En 2025, nous avons amorcé de nouveaux partenariats, porté une attention particulière aux propositions originales, comme la création Passion, mystères et Stromboli présentée par l’ADEC pour célébrer les 100 ans de son bâtiment, ou encore la création Debout ! organisé par Le Grand Cordel MJC et qui était l’occasion pour beaucoup de découvrir un lieu nouveau à Rennes, l’espace social commun Simone Iff de Maurepas.

Ces partenariats Dimanche à Rennes étaient, encore une fois en 2025, représentatifs de l’incontestable pluralité des formes proposées par les acteurs culturels et associatifs rennais sur leur territoire. Des musiques traditionnelles modernisées à la création théâtrale en passant par le seul-en-scène historique, les spectacles et concerts jeune public, les musiques du monde, la musique culte, la musique folk, la musique contemporaine, le cirque, le graffiti, le théâtre amateur en déambulation… Une variété d’esthétiques et d’événements réunis sous une même bannière d’accessibilité et de croisement des publics.

Les partenariats Dimanche à Rennes 2025

D12/01 • LES ZEF ET MER
Présenté par l’association Les Zef & Mer
📍La Salle de la Cité

D02/02 • ENSEMBLE NIST-NAH
Présenté par le festival Autres Mesures
📍Antipode

D09/02 • UN DIMANCHE TRAVELLING
Présenté par l’association Clair Obscur

• La Charrette Fantôme • Snowdrops
📍Auditorium des Champs Libres

• Laterna Magica • Dorian Rossel et Delphine Lanza
📍Le Café des Champs Libres

• Jay-Jay Johanson
📍Le Liberté // L’Étage

D02/03 • LES PETITS DIMANCHES #5 • LES CONCERTS JEUNE PUBLIC DE L’ÉTAGE
Solé o, musique en mouvement
Présenté par Le Liberté // L’Étage
📍Le Liberté // L’Étage

D30/03 • DEBOUT • FRÉDÉRIQUE MINGANT / COMPAGNIE 13/10ème EN UT
Présenté par Le Grand Cordel MJC
📍Espace social commun Simone Iff

D06/04 • LES PETITS DIMANCHES #5 • LES CONCERTS JEUNE PUBLIC DE L’ÉTAGE
Aster • Philippe Foch
Présenté par Le Liberté // L’Étage
📍Le Liberté // L’Étage

D27/04 • LES PETITS DIMANCHES #5 • LES CONCERTS JEUNE PUBLIC DE L’ÉTAGE
Aria • Jesse Luca
Présenté par Le Liberté // L’Étage
📍Le Liberté // L’Étage

D25/05 • LE BAL MARIONNETIQUE
CDN DE NORMANDIE – ROUEN / LES ANGES AU PLAFOND
Présenté par Lillico et l’école primaire publique Trégain
📍École primaire publique Trégain

D15/06 • LA BIENNALE DE LA PERCUSSION
Présenté par l’association La Pulse
📍Parc du Thabor

D15/06 • INERTIE • COMPAGNIE UNDERCLOUDS
Présenté par AY-ROOP Temps Forts Cirque
📍La Basse-Cour

D06/07 • BLOCK PARTY
Présenté par l’association Dooinit
📍Parc des Hautes-Ourmes

D07/09 • LE TOUR DE REINE
Présenté par I’m from Rennes et La Petite Rennes
📍Place de la Mairie > rue Jean-Marie Huchet > place Saint-Martin > Stade Courtemanche > Parc du Thabor

D14/09 • WALL OF FAME
Présenté par l’association Teenage Kicks
📍Boulevard du Colombier

D21/09 • PASSION, MYSTÈRES ET STROMBOLI
Les 100 ans du Théâtre de L’ADEC
Présenté par L’ADEC Maison du Théâtre Amateur, dans le cadre des Journées européennes du Matrimoine et du Patrimoine.
📍Théâtre de l’ADEC

D28/09 • LES PETITS DIMANCHES #5 • LES CONCERTS JEUNE PUBLIC DE L’ÉTAGE
En Forme ! En LSF • Compagnie Des petits pas dans les grands
Présenté par Le Liberté // L’Étage
📍Le Liberté // L’Étage

D05/10 • LINA TULLGREN + THE LENTILS + MELISSA WEIKART
Présenté par l’association Des Pies Chicaillent
📍La Chapelle du Conservatoire

D19/10 • GLAZ PHOTO MARATHON
Présenté par le festival GLAZ – Rencontres internationales de la photographie
📍Ville de Rennes, à partir du Théâtre de la Parcheminerie

D26/10 • DE L’ÉTERNELLE ET INTERMINABLE FIN DU MONDE / LES 3 POINTS DE SUSPENSION
Présenté par Les Ateliers du Vent, dans le cadre de La Vilaine Frayeur
📍Les Ateliers du Vent

D28/12 • TAPIS ROUGE • LA KO-COMPAGNIE
Présenté par Le Liberté // L’Étage
📍Le Liberté // L’Étage

DIMANCHE À RENNES EN 2025
• 297 événements labellisés Dimanche à Rennes
• 18 événements présentés par Les Tombées de la Nuit dans le cadre de Dimanche à Rennes
• 19 événements organisés par des structures rennaises en partenariat avec Les Tombées de la Nuit

UNE SAISON ACCESSIBLE

Les Tombées de la Nuit mènent de nombreuses actions afin de réduire les inégalités d’accès à la culture et donner une place à chacune et chacun.

L’accessibilité, pour nous, a plusieurs dimensions :

– Tarifaire : 70% de notre programmation est gratuite. Pour le reste, Les Tombées de la Nuit appliquent une politique tarifaire basse pour toutes et tous.
– Géographique : la majorité des spectacles que nous présentons a lieu sur le territoire de Rennes et son agglomération.
– Culturelle : nous travaillons avec de nombreuses structures sociales (structures d’accompagnement à l’autonomie, centres sociaux, foyers de jeunes travailleurs, etc.) afin de sensibiliser les publics, les accompagner au spectacle et leur permettre de rencontrer les artistes différemment.

En outre, nous prêtons une attention particulière à l’accès à la culture pour les personnes en situation de handicap, ce qui nous a mené, petit à petit, à renforcer l’accessibilité de nos outils de communication, à mettre en oeuvre un marathon créatif (hackathon) sur le thème de la communication accessible ou encore à organiser une résidence réunissant artistes et personnes en situation de handicap, dans le cadre d’une création en cours. Une démarche plurielle, particulièrement d’actualité en cet automne-hiver 2025, tissée dans la continuité d’un projet s’adressant à toutes et tous.

PROGRAMME FALC
(FACILE À LIRE ET À COMPRENDRE

Les Tombées de la Nuit intègrent la question de l’accessibilité dans la conception de leurs outils de communication. Le FALC (Facile à Lire et à Comprendre) en est un bon exemple. Sa diffusion repose sur la validation du fond et de la forme par des publics en situation de handicap mental. Distribué en amont et pendant le festival, il permet aux publics de préparer leur venue et d’être autonomes dans leur approche de la programmation artistique. Notons que les enfants, les personnes en situation d’illettrisme et les personnes malvoyantes se l’approprient de plus en plus.

Résolus chaque année à améliorer ce support, nous travaillons avec de précieuses structures sociales qui nous conseillent et nous aident à progresser. La validation des contenus par ces publics est essentielle à la validation du document. En 2025, les structures suivantes nous ont permis d’améliorer notre support en testant elles-mêmes le document avant impression :
• Le Service d’Accueil de Jour PREFAAS, à Bourg L’Évêque
• Le Groupe d’Entraide Mutuelle Laouen, à Maurepas
• L’Institut Médico-Éducatif de Chantepie.

RÉSIDENCE AUTOUR DU BAL MAGNÉTIQUE

Dans la perspective de la création de son Bal Magnétique, présentée en février 2026 par Les Tombées de la Nuit et Le Triangle dans le cadre du festival Waterproof – Plongez dans la danse, Massimo Fusco de la compagnie rennaise Corps Magnétiques a poursuivi son travail auprès des publics en situation de handicap afin de rendre le spectacle le plus accessible possible et défend l’idée d’une co-construction du spectacle avec les publics concernés.

Tout au long du processus de création, la compagnie a travaillé, avec plusieurs partenaires, à des temps de résidence complices. À Rennes, Les Tombées de la Nuit et Le Triangle ont ainsi accompagné la mise en oeuvre, du 1er au 6 décembre 2025, d’ateliers, de temps de partage et de rencontres entre la compagnie et des personnes en situation de handicap, visuel ou auditif.

Soit une semaine de travail auprès de groupes de structures du secteur médico-social : le Centre Angèle Vannier, le foyer de vie André Breton, la fondation Valentin Haüy ou encore l’école élémentaire Chateaugiron-Landry. Plus que de simples ateliers de pratique, ces temps de travail sont considérés par les artistes de Corps Magnétiques comme des temps de rencontre, de partage et de pratique. Vues comme de véritables experts – de leur handicap et de leur rapport à la danse – les personnes invitées deviennent complices de la création aux côtés des artistes.

HACKATHON DESIGN GRAPHIQUE ET ACCESSIBILITÉ

Comment aborder la conception d’un outil de communication s’adressant au plus grand nombre ? Comment inclure des publics avec et sans handicap dans un processus de création ? Comment sensibiliser les graphistes aux enjeux de l’accessibilité ? Encouragés par le succès de la première édition du Hackathon Design graphique et Accessibilité, Les Champs Libres, Sciences Po Rennes et Les Tombées de la Nuit ont renouvelé leur marathon créatif du 20 au 24 octobre 2025, à l’école du Théâtre National de Bretagne. Un objectif émergeait déjà lors de l’édition de 2024, organisée aux côtés de Pollen Studio et Idéographik : repenser la création en associant directement les publics concernés. Les processus de création étant traditionnellement engagés indépendamment des expériences des publics, 27 étudiantes et étudiants d’écoles d’art et 16 personnes en situation de handicap ont été mis au défi de concevoir ensemble l’identité visuelle du festival Nos Futurs. Les six équipes ont eu une semaine pour travailler ensemble, à l’issue de laquelle un jury de professionnels et un collectif de jeunes votaient pour l’affiche gagnante.

En 2025, l’ambition commune a demeuré : favoriser un espace de création privilégié où des futurs professionnels de l’image et des publics peuvent collaborer, et partager leurs perspectives et sensibilités. Les équipes avaient une semaine pour concevoir l’affiche du festival Nos Futurs 2026 et proposer des intentions sur la scénographie de l’événement. Pour Les Tombées de la Nuit, il s’agit de poursuivre une démarche de recherche entamée il y a plusieurs années autour du design accessible. Nos Futurs est, pour nous, un terrain d’expérimentation passionnant pour construire des protocoles de travail collaboratif autour de l’accessibilité, participer à dessiner un espace d’échange entre publics pour prendre en compte l’altérité, la différence dans la création, et faire société.

LE HACKATHON 2025, C’EST QUOI ?

LES PUBLICS

Le Foyer André Breton – Foyer de vie pour nonvoyants et mal-voyants

Le temps du regard – Association pour l’accompagnement des personnes adultes en situation de handicap

L’Añvol – Association au service des personnes sourdes et de leurs familles 

Le Groupe d’Entraide Mutuelle Laouen – Association ayant pour vocation d’être un espace d’accueil, d’échanges, de rencontres et de convivialité afin de lutter contre l’isolement

LES ÉTUDIANTS

Le DN MADE – Diplôme National des Métiers d’Arts et du Design

Le DSAA Bréquigny – Diplôme Supérieur d’Arts Appliqués

L’EESAB – École Européenne Supérieure d’Art de Bretagne

LISAA – Institut Supérieur des Arts Appliqués

LES ORGANISATEURS

Les Champs Libres, Science Po Rennes et Les Tombées de la Nuit

LES ACCOMPAGNATEURS

Pollen Studio – Studio rennais de création graphique, spécialisé dans l’identité visuelle, l’illustration et le print

Idéographik – Association oeuvrant pour rendre la lecture, le livre et l’information accessibles aux personnes avec des troubles cognitifs ou sensoriels

Collectif Rond-Point – collectif proposant des expériences de création et de conception d’objets, d’images et d’installations, un dialogue entre le design d’objets et le design graphique

L’OBJECTIF

Concevoir l’identité visuelle de Nos Futurs, festival collaboratif porté par Les Champs Libres et Sciences Po Rennes, en partenariat avec le journal Le Monde. L’événement offre aux jeunesses un espace de discussion autour de thématiques telles que l’alimentation, le rapport au travail, la sexualité ou

encore les médias.

Pendant plusieurs mois, des centaines de jeunes s’engagent à imaginer des débats, des ateliers et autres formats, rendant ainsi possible, le temps d’un festival, un espace de dialogue apaisé et ouvert à toutes les générations.

LE FESTIVAL

UN FESTIVAL RESISTANT

En ce début d’été 2025, au coeur d’une année mouvementée, le festival Les Tombées de la Nuit invitait à une parenthèse artistique en dialogue avec notre temps, où les spectacles proposaient de couper court à l’absurdité du monde, de nous stupéfier sous son déluge ou de nous en révéler les possibles forces.

À travers la ville, à travers des spectacles connectés au pouls de notre humanité et qui s’en faisaient le reflet, ou à travers des propositions plus burlesques et suspendues, une certaine révolte s’est levée, à hauteur d’artistes et sous des formes multiples : en prenant, par exemple, le temps… de penser, de se rencontrer et de rêver, à bicyclette ; en se soulevant en chansons pour les droits des enfants ; en proposant un point de vue décalé sur l’histoire ou en dépoussiérant les mythes ; en faisant preuve d’amour ou en embrassant une vie dédiée à l’art, malgré la tragédie ; en triturant, avec délectation, la frénésie du monde ; en laissant la place au rire franc et à la douce folie ; en ouvrant les bras à l’impermanence ; en partageant une passion ou en transmettant un savoir-faire ; en nous faisant chanter et danser….

Aux Tombées de la Nuit, face à la tourmente, les artistes ont, chacun et chacune à leur façon, parié sur l’avenir.

VOICI LA PROGRAMMATION DU FESTIVAL 2025

LES MAÎTRES DU DÉSORDRE • Galapiat Cirque (FR)

GUILLAUME & HAROLD • Gaëlle Bourges (FR)

NOUS VOUS PARLONS D’AMOUR • Compagnie Kali & Co (FR)

AND HERE I AM • Ahmed Tobasi (PS), Hassan Abdulrazzak (IQ) et Zoe Lafferty (UK)

DA GOUSKATE • Compagnie C’hoari (FR)

JOUBe (FR)

EMANE (FR)

YÉ ! (L’EAU) • Circus Baobab (GN)

80M2 • Compagnie OPuS (FR)

TAPIS ROUGE • La Ko-Compagnie (FR)

NOUVELLES DE NOONE (TWO BODIES) • Compagnie 1Watt (FR)

MIZU • Compagnie Furinkaï (FR)

DJ LIZA LIZA (FR)

MOLIÈRE • Compagnie Amaranta (FR)

KAT WHITE (UK/FR)

CONCORDSKI (FR)

VIOLENT • Société protectrice de petites idées (FR)

ONLY YOU • Xavier Machault (FR)

AU CARDINAL BORGNE (& AUTRES FANTASMAGORIES SUR ROULETTES) • Compagnie Raoul Lambert (FR)

GADOUE • Compagnie Le jardin des délices (FR)

FARNIENTE • Gregaldur (FR)

À VOS AMOURS • Anne-Cécile Esteve (FR)

DJ TUK TUK (FR)

TURFU (FR)

COMBUSTION • PAL/SECAM (BE)

DAVID DELABROSSE (FR)

STRANDED HORSE & BOUBACAR CISSOKHO (FR /SN)

THE KÖLN CONCERT DE KEITH JARRETT • Melaine Dalibert (FR)

BARBE & BLONDIE (FR)

EN 2025, LE FESTIVAL LES TOMBÉES DE LA NUIT A ACCUEILLI :

• 8 CRÉATIONS
• 29 COMPAGNIES/ARTISTES
• 72 REPRÉSENTATIONS
• 75000 SPECTATEURS

UN FESTIVAL… ET UNE TOURNÉE

En 2025, Les Tombées de la Nuit souhaitaient poursuivre le projet de tournée métropolitaine entamé en 2024, encouragés par les structures et les collaborateurs de l’année passée. À l’été 2024, en effet, nous expérimentions ce projet nouveau avec quatre représentations de Rouge Merveille de Chloé Moglia, dont deux en métropole, à Laillé et au Rheu.

Développer de nouvelles collaborations à l’échelle métropolitaine ou continuer l’exploration des quartiers de Rennes pendant le festival, tels sont les enjeux de la tournée métropolitaine. Même à petite échelle, elle favorise les croisements de population dans la ville, intra et extra-rocade.

En 2025, c’est le spectacle Les maîtres du désordre de Galapiat Cirque qui s’est déplacé à vélo de communes en communes, de Pacé à Rennes en passant par Laillé, Le Rheu et Chartres-de-Bretagne, empruntant sentiers et chemins de halage. Dans cette rétrospective frénétique et athlétique de ses précédents spectacles, l’artiste Sébastien Wojdan, accompagné du musicien complice Madeg Menguy, y interrogeait avec intensité et romantisme les notions de cérémonie et de retrouvailles en tribus, celles des « absurdes, fous, insolites, poétiques, punks, idiots, nonsensés, sensibles, pourris, quipus… »

Entre acrobaties, lancer de couteaux, équilibrisme et manipulation d’objets, il nous a fait une démonstration de son incomparable sens de la rencontre avec le public.

Cette nouvelle tournée métropolitaine a confirmé l’intérêt des habitantes et habitants de la métropole pour ce format de plein-air gratuit, qui a réuni en moyenne 400 personnes par représentation à Pacé, Laillé, Le Rheu et Chartres-de-Bretagne (près de 1800 spectateurs et spectatrices au total). Une tournée métropolitaine en mobilité douce qui s’est soldée par une représentation rennaise bouillonnante au coeur du festival. 2000 personnes étaient réunies autour des Maîtres du désordre, place des Lices, pour ce moment mémorable.

UN FESTIVAL RESPONSABLE

LES MOBILITÉS DOUCE

Les Tombées de la Nuit privilégient et encouragent le recours aux mobilités douces pendant le festival. Au rythme de la ville, nous suivons le développement des différents réseaux de transport et aménagements en faveur du vélo, encourageant le public à les emprunter.

En partenariat avec le STAR, nous essayons d’informer au mieux les publics sur les possibilités d’accès à nos spectacles, les arrêts de bus, stations de métro ou bornes Vélostar. En cas de besoin, nous essayons d’aménager des espaces complémentaires pour accueillir les cyclistes.

Il y a cinq ans, nous avons également intégré le vélo dans nos moyens de transports logistiques. Progressivement, en collaboration avec les sociétés Cyclogistic et Galian Cycle, nous sommes parvenus à couvrir 80% de nos besoins en transports logistiques pendant le festival. En 2025, nous avons étendu la dynamique au mode de transport pour les tournées des artistes. Le collectif Galapiat Cirque, habitué des tournées à vélo, a promené son petit cirque à travers la métropole rennaise (voir ci-contre).

De son côté, le musicien électro JOUBe a achevé sa Diagonale (commencée un mois plus tôt aux Nuits de Fourvière de Lyon) avec son bicycle qui, une fois arrivé sur scène aux Tombées de la Nuit, devenait un instrument de musique hybride. Au cours de ses 1000 kilomètres de pédalage, il nourrissait continuellement son projet musical lors de haltes où il allait à la rencontre des habitants et des sons locaux. Des concerts, des récoltes sonores et de belles rencontres pour ce voyage cyclo-électronique, comme un certain éloge de la lenteur. Car

si cette démarche est bien évidemment environnementale, il s’agit également de questionner notre rapport au temps : prendre le temps, ralentir voire s’arrêter, pour mieux ouvrir la voie à la rencontre.

ARTICLE

Avec Les Tombées de la Nuit, hâtons-nous lentement

Depuis plus de quarante ans, Les Tombées de la Nuit développent une relation singulière à la ville. Ce lien intime, expérimental, joue sur les rythmes, les flux, les rencontres, les distances – les mobilités.

Les Tombées de la Nuit font des mobilités douces un outil central de leur manière de produire un festival. Ce choix ne se limite pas au public, il structure aussi l’organisation interne. En partenariat avec le STAR, l’association informe systématiquement sur les accès aux lieux en bus, métro, Vélostar et encourage le recours à la marche et au vélo. Et, depuis cinq ans, le deux-roues a été intégré à la logistique ; aujourd’hui, environ 80 % des besoins de transport du festival sont couverts à vélo.

Cette dynamique se retrouve dans les projets artistiques eux-mêmes. Galapiat Cirque parcourt la métropole à vélo pour acheminer son spectacle Les maîtres du désordre à travers cinq étapes cyclables, de Pacé à Laillé : une performance dont l’intensité scénique est directement nourrie par le trajet, la durée, l’effort et les paysages traversés. Avec La Diagonale de JOUBe, un musicien fait de son vélo à la fois son moyen de transport, son studio et son instrument, en reliant Lyon à Rennes par 800 kilomètres ponctués de concerts, de collectages sonores et de rencontres. Ici, le temps du déplacement n’est plus un simple coût logistique, il devient un temps de création.

À partir de ces choix très concrets se dessine une véritable politique de la mobilité. Marcher, pédaler, rejoindre un spectacle autrement que par la voiture ou la simple utilisation des transports en commun, c’est déjà modifier la manière de vivre la ville. Le festival propose aux habitants de reprendre en main leurs déplacements, de traverser Rennes et sa métropole à un rythme soutenable, de faire du trajet une part intégrante de l’expérience artistique.

Cette approche repose sur une intuition simple : en changeant le rythme, on change le regard. La marche et le vélo introduisent une dialectique subtile entre vitesse et lenteur, entre concentration et dispersion, entre glissement et attention. Le corps se met en mouvement, le souffle s’ajuste, la chaleur intérieure varie ; la perception de soi se déplace autant que la perception de l’espace. L’itinéraire vers le spectacle devient un arpentage, une mise en disponibilité sensorielle et mentale.

C’est là que la philosophie du festival rejoint l’adage antique Festina lente – Hâte-toi lentement et l’image du pas du montagnard : avancer loin en économisant ses forces, en tenant dans la durée, en laissant au regard le temps de se déposer. Là où la ville contemporaine impose souvent le sprint – précipitation, zapping, circulation tendue –, les Tombées de la Nuit valorisent un mouvement qui refuse de se confondre avec la vitesse pour elle-même, et qui fait de chaque déplacement une expérience qualitative du territoire.

De fait, marcher ou pédaler vers un spectacle, c’est déjà commencer à en faire partie. C’est accepter d’entrer dans une dramaturgie collective où chaque trajet, chaque détour, chaque ralentissement participe de l’oeuvre. C’est vivre pleinement l’adage Festina lente nourri du pas du montagnard : aller loin en avançant lentement, le corps, l’esprit et le coeur intelligemment échauffés. Rennes devient alors une scène ouverte où tout un chacun se découvre arpenteur et chaque spectacle, une manière d’habiter soi-même, la ville et le monde autrement.

Nicolas Roberti – Unidivers

LUTTES CONTRE LES VIOLENCES ET HARCÈLEMENTS SEXISTES ET SEXUELS

Depuis 2024, l’équipe des Tombées de la Nuit travaille, en interne, à la rédaction d’un protocole VHSS (Violences et Harcèlements Sexistes et Sexuels).

L’occasion ici de souligner un travail qui mobilise plusieurs ressources : travail des référents VHSS, de l’équipe communication et de la direction sur les questions de ressources humaines, sur les questions juridiques qu’un tel sujet exige.

L’accompagnement de l’équipe par Les Catherinettes (association spécialisée dans la prévention en milieu festif) et des formations en interne sont venus renforcer le déploiement de cet outil destiné au grand public, d’une part et aux équipes (salariés permanents, intermittents du spectacles, vacataires, agents de sécurité, etc.) d’autre part.

Nous tâchons de faire évoluer notre engagement chaque année. Pour l’édition 2025 du festival, une équipe de vacataires était spécifiquement dédiée au VHSS. Leur présence et leur expérience nous ont permis de constater le bon fonctionnement du protocole mis en place mais également de comprendre les améliorations possibles.

SUR LE FESTIVAL 2025
• Dewi, runner de Cyclogistic, a parcouru 461 km en 8 jours, pour plus de 5 tonnes de matériel déplacé.
• La tournée de Galapiat Cirque, c’était une centaine de km parcourus, 399 kg de chargement répartis sur 2 remorques et 2 vélos-cargos, 3800 spectateurs et spectatrices sur 5 représentations.
• La Diagonale de JOUBe , c’était 25 jours de voyage , 1000 km parcourus, 8h de matière sonore enregistrée s, 1 moyeux arrière et 2 sacoches cassées, 0 rustine utilisée.

AVENTURES EN COMPLICITÉ

AVENTURES EN ENFANCE

Le récit des Tombées de la Nuit s’écrit, depuis bientôt 3 ans, dans une adresse particulière à l’enfance et à la jeunesse, à la fois comme secteurs de programmation et comme territoires à explorer, affirmant l’histoire d’un projet s’adressant à toutes et tous.

Il s’agit de nouer et renouer des liens avec l’école (en tant qu’institution mais également comme lieu de l’espace public soumis à toutes les questions sociales actuelles), de développer l’éducation artistique et culturelle… Et bien sûr, de donner à voir l’enfance et la jeunesse sur l’espace public dans nos choix de programmation. Une enfance et une jeunesse qui jouent, qui chantent, qui défendent leur place et leurs droits, qui combattent leurs peurs.

Déjà, en 2024, avec le spectacle 50 mètres, la légende provisoire de L’Agence de Géographie Affective, nous interrogions la place de l’enfant et ses trajectoires dans l’espace public et allions, avec la compagnie, à la rencontre des élèves de CM1 de l’école Clôteaux de Bréquigny.

Où sont les enfants dans nos espaces de vie communs ? Dans quels espaces peuvent-ils développer leur imaginaire ? 50 mètres, c’est le périmètre de liberté laissé aux enfants par les adultes aujourd’hui. Un espace bien restreint que l’Agence de Géographie Affective leur proposait de dépasser pour partir à l’aventure dans le quartier, faisant d’eux les véritables acteurs du projet.

LA LIGUE DES FLÛTISTES • INÈS CASSIGNEUL / SENTIMENTALE FOULE


Notre travail avec la jeunesse s’est poursuivi en février 2025 aux côtés d’Inès Cassigneul de la compagnie Sentimentale Foule et dans le cadre de sa création Fanfiction (aujourd’hui intitulée La ligue des flûtistes). Dans ce projet soutenu par la DRAC Bretagne et le département d’Ille-et-Vilaine, l’artiste proposait aux élèves du collège Clotilde Vautier de Maurepas (une classe de 5e et une classe de 5e SEGPA / Sections d’Enseignement Général et Professionnel Adapté) de s’exercer à l’écriture sur la base d’imaginaires existants (une série de romans, de bandes dessinées, une légende, un conte, etc.), dans une forme poétique déclamée et mise en rythme. Soit 22 heures d’ateliers de pratique artistique où ces jeunes, accompagnés par leurs professeurs de Français, d’Arts plastiques et de musique, ont travaillé l’écriture, le dessin et la peinture ainsi que la mise en musique de leurs histoires. Cette résidence en milieu scolaire s’est achevée par la restitution de leur travail devant les parents d’élèves et les équipes pédagogiques.

[N.A.T] – NOUVELLES AVENTURES TECHNOFESTIVES

En avril, c’est vers l’université que nous nous sommes tournés avec le projet [N.A.T.] – Nouvelles Aventures Technofestives. Onze étudiantes et étudiants en Master 2 Arts Plastiques et CAPS de Rennes 2 étaient invités à travailler aux côtés de l’artiste Hortense Belhôte afin de créer une performance participative autour du fonds d’archives de Nathalie Magnan, cyber féministe et tacticienne des médias, décédée en 2016.

Dimanche 6 avril, au FRAC Bretagne, en résonance avec l’exposition Il n’y a pas de fumée sans feu, dédiée au fonds Magnan et organisée par les étudiants du Master Métiers d’art et Exposition, les étudiants ont présenté dix stands ludiques aux côtés d’Hortense Belhôte.

TAPIS ROUGE • LA KO-COMPAGNIE

Et puis, au coeur du festival et de la ville, l’enfance a pris ses quartiers début juillet place du Parlement avec le projet d’ampleur Tapis Rouge de la Ko-Compagnie. Une initiative artistique et humaine d’envergure, fondée sur une dynamique participative et inclusive, et profondément ancrée dans les réalités sociales du territoire. La Ko-Compagnie se lançait, en 2024, dans cette création entièrement consacrée aux droits des enfants, pour remettre la dignité de chacun et chacune au coeur de la création artistique et donner à voir les chemins réels et variés de l’enfance. Un choix audacieux qui devait donner lieu, lors du festival Les Tombées de la Nuit, à un spectacle vocal participatif XXL pour l’espace public, mêlant chant, musique live, danse et marionnettes. Lors des représentations à Rennes, 500 participantes et participants étaient réunis sur les escaliers de la place du Parlement pour ce qui furent deux des actes forts et émouvants de notre festival.

Étaient réunis des enfants des centres sociaux de Maurepas, Cleunay et Le Blosne, la chorale intercentres sociaux RaPeTeKe ainsi que des enfants bénéficiaires de l’accompagnement à la scolarité. Présents également des élèves des écoles Oscar Leroux, Albert de Mun (Rennes) et Armandine Mallet (Saint-Germain-sur-Ille) auprès desquels la Ko-Compagnie a travaillé pendant un an.

Une représentation scolaire précédait la représentation tout public et a accueilli dix-huit classes des écoles Oscar Leroux, Albert de Mun, Trégain, Saint-Yves (Rennes) et Armandine Mallet (Saint-Germain-sur-Ille).

L’ENFANCE MAJEURE • JULIEN FOURNET / L’AMICALE

Notre rentrée scolaire 2025 a vu le retour de l’enfance sur l’espace public avec le spectacle L’Enfance Majeure de Julien Fournet / L’Amicale, dans lequel la rue Richepin, quartier de Maurepas, se transformait en un terrain de jeu carnavalesque.

Face à une muraille spectaculaire, attraction foraine vivante crachant eau et fumée, enfants et adultes se sont unis pour surmonter leurs peurs dans une ode à l’imaginaire collectif. La semaine précédente, deux jours et demi d’ateliers étaient menés, au Pôle Associatif de la Marbaudais, auprès de deux classes du collège Clotilde Vautier de Maurepas (une classe de 5e générale et une classe de 5e SEGPA), partenaire privilégié avec lequel nous entamons une collaboration sur le long terme. Lors de cette Plaine de Jour, les enfants participaient à la fabrication d’une cérémonie autour du goûter et, à travers elle, à la fabrication d’une communauté prenant conscience de ses pouvoirs.

À l’issue des ateliers, dix-huit élèves du collège Clotilde Vautier étaient volontaires pour participer au spectacle final, présenté le dimanche 12 octobre, bouclant ainsi une semaine riche en rencontres, en expérience et en fête.

ARTICLE

Avec Les Tombées de la Nuit, l’enfance prend la rue pour réenfanter la ville

Le public attentif voit depuis deux ans Les Tombées de la Nuit explorer un nouvel axe programmatique et esthétique, celui de l’enfance dans l’espace public. Un chemin qui va de Bréquigny au Parlement de Bretagne, notamment, à travers les projets 50 mètres, la légende provisoire, Tapis Rouge ou, encore, L’Enfance majeure.

Les Tombées de la Nuit pose un choix concret, presque logistique avant d’être poétique : remettre les enfants dehors, au coeur de la ville réelle, et pas seulement dans des espaces « prévus pour eux ». Cela passe par une méthode de travail exigeante, au long cours, qui comprend ateliers en milieu scolaire, temps de création partagés avec des classes, liens tissés avec des collèges, mobilisation des centres sociaux, présence régulière des artistes au contact des habitants, etc. L’enjeu n’est pas d’« inviter l’enfance » durant un temps fort, mais de s’employer à l’associer, l’installer, lui donner une place qui tienne et fasse sens.

Ce dispositif transforme la participation en expérience. Les enfants ne viennent pas seulement voir, ils apprennent à se tenir, à parler, à mener un geste collectif, à assumer une adresse au public. Leur corps s’éprouve dans l’espace ouvert, leur voix s’y risque, leur imaginaire s’y affirme. On travaille l’oralité, la posture, la confiance, mais aussi la capacité à faire groupe, à décider ensemble, à entrer dans un rythme commun. Ce sont des compétences artistiques, oui, mais aussi, dans le même mouvement, des apprentissages civiques tels que prendre place sans écraser, s’exposer sans se perdre, agir sans se dissoudre.

À partir de là, la rue change de statut. Elle n’est plus un simple couloir de circulation (ni un décor), mais un milieu (vital). Un lieu (de vie) où quelque chose est susceptible d’arriver, peut se fabriquer avant de se transmettre. Dans la même veine que la promotion des mobilités douces, les Tombées activent des formes qui obligent la ville à ralentir et à regarder autrement. Une déambulation agrandit une distance minuscule jusqu’à en faire une frontière symbolique (50 mètres, la légende provisoire de L’Agence de Géographie Affective, en 2024) ; une place patrimoniale devient forum d’expression collective (Tapis Rouge de la Ko-Compagnie, en 2025) ; un quartier où surgit une structure inattendue et où il faut inventer un passage (L’enfance majeure de Julien Fournet/L’Amicale, en 2025) … Dans ce cadre, l’enfance, n’est pas l’ornement attendrissant d’un événement culturel, elle devient une force en tant que vivier de perceptions autrement, un levier pour reconfigurer l’attention commune. C’est ainsi que l’enfance (re)vient accompagner la réorganisation du sensible.

C’est ainsi que se dessine peu à peu, pas à pas, une véritable grammaire de l’enfance dans la ville. Au plan esthétique, elle va de l’intime au monumental, du jeu à la proclamation, du rituel inventé à l’affirmation publique. Au plan social, elle rétablit une circulation entre âges qui tend, dans nos villes, à se raréfier tant les enfants sont d’un côté, les adultes de l’autre, chacun renvoyé à ses lieux assignés. Les Tombées entendent prendre le contrepied de cette fragmentation en fabriquant des situations où l’on se rencontre, où l’on s’écoute, où l’on apprend à cohabiter autrement — et où la communauté urbaine se recompose autour d’un acte partagé.

Il y a, dans ce geste, quelque chose de discrètement politique, mais sans discours plaqué. Car réintroduire l’enfance dans l’espace public, ce n’est pas seulement « faire participer ». C’est contester l’idée que la ville appartiendrait d’abord aux flux, aux impératifs, aux usages adultes et utilitaires. La présence des enfants — quand elle est préparée, accompagnée, reconnue — agit comme une respiration. Elle rappelle que la cité n’est pas seulement un système qui fonctionne, mais un récit qui se vit ; pas seulement un territoire à optimiser, mais un monde à habiter. Et que l’habiter, précisément, commence souvent par ce que l’enfance sait encore faire et que nombre d’adultes aimerait de temps en temps retrouver, regoûter : jouer sérieusement, inventer sans cynisme, s’assembler sans calcul, redonner au commun sa part d’élan dans une bulle où le temps s’écoule bien différemment.

Au fond, « réenfanter la ville » n’est pas une formule, c’est une orientation. Les Tombées de la Nuit posent une hypothèse forte, vérifiable dans les faits. Quand on donne aux enfants une place réelle — de création, de parole, de rite, de présence — la ville se réaccorde. Elle devient moins tendue, moins fermée, plus disponible. Elle s’entend à nouveau. Et peut-être est-ce cela, au bout du compte, l’une des promesses les plus précieuses d’un projet culturel : non seulement produire des spectacles, mais rouvrir, à hauteur d’enfant, petit comme grand, des voies d’incarnation du vivre ensemble.

Nicolas Roberti – Unidivers

COMPAGNES ET COMPAGNONS D’AVENTURE

Les Tombées de la Nuit ont à coeur de soutenir les artistes dans les différentes étapes de leurs réalisations, adaptant le format de leur compagnonnage aux besoins particuliers des projets. En danse, théâtre, musique, cirque ou dans le champ des arts visuels, nous accompagnons toutes les écritures vers l’espace public, celles qui innovent dans leur relation au spectateur ou dans leur adresse au public. Toute l’année, l’association soutient des compagnies et des artistes en aidant à la production, à l’écriture ou en offrant une plateforme, un écrin de diffusion. Un travail de mise en relation, de rencontres et de réflexion voué à faire émerger tout le potentiel d’un projet.

DE L’ARTISTE SOLO AU COLLECTIF, UN ACCOMPAGNEMENT COUSU MAIN

En 2025, deux projets rennais ont particulièrement bénéficié de cet accompagnement. Les Tombées de la Nuit ne disposant pas de lieu de résidence, il s’agit d’accompagnements cousus main, pour deux créations sur l’espace public à échelles distinctes.

ANNE-CÉCILE ESTEVE

Fin 2024, nous entamions un travail au long cours aux côtés de la photographe rennaise Anne- Cécile Esteve. Compagne des Tombées de la Nuit depuis Métamorphées ou l’éloge de l’aube, projet photographique sur le rapport à l’image de soi à travers la phase de réveil (présenté aux Tombées de la Nuit en 2021 et 2022), elle s’est emparée, à partir de novembre 2024, du sujet de la rencontre amoureuse avec le projet participatif À vos amours. Lors de permanences à travers la ville, la photographe a recueilli les récits d’amours et de rencontres de Rennaises et Rennais, et s’en est ensuite inspirée pour photographier les rues, les places, les parcs… qui y étaient évoqués. Accueillie dans diverses structures de la ville de Rennes pour des permanences ou des visites aux résidents – Le BAM (Bâtiment à Modeler), La Paillette, Le Pôle Associatif de la Marbaudais (PAM), Le Triangle, Le centre social des Champs Manceaux, Le Grand Huit, La Maison Saint-Cyr, Les Halles en Commun, L’Antipode, L’Université Rennes 2, Le Centre Hospitalier Guillaume Régnier – Anne-Cécile Esteve a recueilli une soixantaine d’histoires de vie, terreau intime de cette création 100% rennaise.

À la manière d’une carte du tendre, l’exposition À vos amours, présentée par Les Tombées de la Nuit dans le cadre du festival GLAZ – Rencontres internationales de la photographie, de novembre 2025 à janvier 2026, proposait, au coeur du quartier La Courrouze, une déambulation poétique et sensible de la ville au prisme de ces histoires de vie aussi intimes qu’universelles.

En guise de points d’étape dans ce travail de création, nous accueillions Anne-Cécile Esteve au coeur du festival 2025, au Grand Huit, lors de permanences pour le collectage de récits amoureux mais aussi à l’occasion de trois temps de lecture publique de tous les récits récoltés par l’artiste depuis novembre 2024.

Puis, le 12 novembre 2025, la lecture musicale À vos amours venait donner le coup d’envoi de l’exposition. À Grabuge, dans les Halles en Commun, Anne-Cécile Esteve a offert à tous ces témoignages un nouvel écrin musical, aux côtés du duo Rossetto qui croisait ses ballades acoustiques folk avec des reprises finement choisies.

Pendant un an, Les Tombées de la Nuit ont donc accompagné Anne-Cécile Esteve des prémices du projet à son déploiement final. Rencontres après rencontres, d’un repérage à l’autre, entre réflexions graphiques et dénouement de problématiques techniques, nous avons cherché à donner forme à des idées, à combler des besoins, nous avons mis notre connaissance de la ville et de l’espace public au service de son imaginaire.

LA KO-COMPAGNIE

Parallèlement et tout aussi localement, nous retrouvions, à l’été 2024, la Ko-Compagnie menée par Corinne Ernoux pour le lancement de la préparation de son projet d’ampleur, Tapis Rouge, présenté au public pour la première fois lors du festival, en juillet 2025. Après avoir chanté le droit des femmes dans ¡ Colectiva ! (présenté aux Tombées de la Nuit en 2021), la compagnie s’attelait à ce nouveau spectacle vocal participatif pour l’espace public, entièrement dédié à la défense du droit des enfants et qui allait rassembler un choeur de 500 enfants et adultes, un orchestre professionnel, de la danse et du théâtre, place du Parlement.

Un grand et renversant spectacle préparé longuement avec l’équipe des Tombées de la Nuit, sollicitée tant sur la mise en oeuvre de l’événement qu’aux relations avec les publics en soutien à un immense travail auprès d’écoles et de centres sociaux, ou encore en communication pour mettre en lumière les multiples visages de cette création. Pendant près d’un an, Les Tombées de la Nuit se sont adaptées à l’exigence d’une équipe passionnée et aux challenges d’un projet d’une telle envergure sur l’espace public.

…ET LES AUTRES

Car, aux Tombées de la Nuit, l’accompagnement des artistes est bien un accompagnement sur mesure. Notre attachement aux artistes locaux se déploie sur la diffusion, à l’occasion du festival ou en saison. Pour mieux, par exemple, faciliter les premières représentations du spectacle Da Gouskate (compagnie C’Hoari) sur l’espace public, nous avons mis en place une résidence aux Halles en Commun, fin juin 2025. Ce temps de travail en amont du festival a permis à la compagnie et aux interprètes (la danseuse Pauline Sonnic accompagnée des skateurs Basile Danet et Damien Thébaud) de se familiariser avec les différences de sol entre espace public et plateau de théâtre. C’était également l’occasion, à l’issue de cette résidence, de faire découvrir la création à un premier groupe de spectateurs et spectatrices avant les premières au Parc Saint-Cyr.

Et puis, en tant qu’acteur spécialisé dans l’art sur l’espace public, il est dans notre ADN d’imaginer et de réinventer les contextes de production des oeuvres, pour poétiser des lieux du quotidien, des lieux de vie mais aussi pour inviter le public à modifier sa place face à l’oeuvre, à changer son regard sur l’art.

Après son concert à l’Opéra de Rennes en janvier 2025, nous avons, par exemple, rêvé le Köln Concert de Melaine Dalibert dans un écrin vert, dans un parc de la ville. Au coeur du magnifique jardin de l’EPHAD Saint-Louis, nouveau lieu investi et point de vue inédit sur la ville, le musicien rennais a enchanté et fait rêver à son tour.

Ce soutien de fond aux artistes, de la production à la diffusion en passant par de potentiels temps de résidence, fait partie des missions des Tombées de la Nuit, au-delà de l’accompagnement financier que nous engageons.

Notre accompagnement se traduit, en outre, par un rôle de conseillers déployé ponctuellement pour des compagnies en questionnement, qui traversent un tournant de leur histoire. Ce fut le cas, cette année, avec la compagnie costarmoricaine La Société Protectrice de Petites Idées. Nous avons soutenu l’équipe dans sa reprise d’activité à travers des conseils et une mise en réseau avec d’autres opérateurs ou encore une présentation du projet Violent lors d’une RIDA (Rencontre Interrégionale de Diffusion Artistique) espace public de l’ONDA.

RENCONTRE PROFESSIONNELLE AVEC SPECTACLE VIVANT EN BRETAGNE

Le 4 juillet 2025, au Grand Huit et à l’occasion du festival, Les Tombées de la Nuit ont accueilli pour la première fois une rencontre professionnelle organisée par Spectacle Vivant en Bretagne (SVB) sur la thématique « Public et création en espace public ».

Une vingtaine d’acteurs de la région Bretagne sont venus assister aux témoignages de trois artistes basés à Rennes, Massimo Fusco (Compagnie Corps magnétiques), Johanna Rocard (La Brave Compagnie) et Guillaume Lambert (Compagnie L’Instant Dissonant). Trois parcours artistiques, poétiques et sensibles, trois manières singulières d’intervenir sur l’espace public.

Une journée qui s’est ponctuée, pour les participantes et participants, par un parcours artistique à travers la programmation bretonne du festival.

MASSIMO FUSCO

Au prisme de son expérience sur le spectacle Corps sonores puis Corps sonores junior, le danseur, masseur et chorégraphe Massimo Fusco a partagé sa démarche artistique mêlant art, soin et société, et questionnant les frontières du mouvement, une approche in situ tout en adaptation. En février 2026, en co-production avec Le Triangle, Les Tombées de la Nuit accueillent Massimo Fusco et son Bal Magnétique, dans le cadre du festival Waterproof, à la salle de la Cité.

JOHANNA ROCARD

L’artiste plasticienne, autrice et chorégraphe Johanna Rocard explore elle aussi le lien social et la relation à l’autre. Mêlant arts vivants, arts sonores et arts visuels, elle construit une recherche autour du rituel collectif. En 2025, son spectacle Le bal des ardentes est une conjuration du sort par le mouvement collectif, avec la joie comme remède, la danse comme résistance à un contexte mortifère.

Les Tombées de la Nuit accompagnent également le projet au long cours, et au plus près du territoire, Sonnailles de Johanna Rocard et Lucas Elzière, à travers une résidence croisée sur la métropole. La constitution d’une fanfare avec un répertoire inédit, la création d’une partition chorégraphique associée, de costumes à la croisée des modes et la mise en place d’une cuisine nomade… telle est la riche matière de Sonnailles, matière qui ouvre grand le champ des possibles en éducation artistique et culturelle. En partenariat avec le Théâtre L’Aire Libre et L’Hôtel Pasteur, Les Tombées de la Nuit suivront le projet de résidence et l’écriture du projet avec les publics, pour une diffusion à l’horizon 2027.

GUILLAUME LAMBERT

L’auteur, metteur en scène et comédien Guillaume Lambert de la compagnie L’instant dissonant a, quant à lui, présenté sa recherche autour du récit, de l’écriture dramatique où théâtre et politique se conjuguent, et du conte comme rituel de transmission. C’est à travers l’aventure de son projet L’Île sans nom (présenté en 2022 aux Tombées de la Nuit), et de sa genèse au cours d‘une résidence d’écriture sur l’île Amsterdam, qu’il nous a présenté son approche du théâtre-paysage, la puissance et la fragilité d’un décor naturel et changeant qui nourrit la fiction de manière organique.

Les Tombées de la Nuit poursuivent leur travail auprès de la compagnie avec le projet La Mesnie Hellequin, pièce participative pour quatre interprètes et un choeur de 10 à 100 amateurs, et relecture du mythe de la Mesnie Hellequin au prisme de notre époque. Comment hériter de cette histoire et la réinventer aujourd’hui ? Nous diffuserons le spectacle en 2027, selon le calendrier de création de la compagnie.

COMPAGNIES ACCOMPAGNÉES EN CO-PRODUCTION PAR LES TOMBÉES DE LA NUIT EN 2025

Compagnie OpUS • 80m2
Guillaume Lambert / L’instant dissonant • La Mesnie Hellequin
Inès Cassigneul • La ligue des flûtistes
Compagnie Rhizome / Chloé Moglia • La vie suspendue
Johanna Rocard • Sonnailles
Compagnie Volubilis • Check
La fausse compagnie • Tribu

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LES TOMBÉES DE LA NUIT sont soutenues par La Ville de Rennes, La Région Bretagne, Le Département Ille-et-Vilaine et Le Ministère de la Culture.

© Les Tombées de la Nuit 2026