Depuis 2003, le projet artistique des Tombées de la Nuit se construit dans un lien affectif fort avec la ville et ses habitants, fondement de notre identité. Toute l’année, en saison et en festival, nous travaillons cette relation en allant à la rencontre des publics.
À nos côtés, un noyau fidèle et évolutif de participantes et participants, les habitants-complices, nous accompagne dans nos aventures, en rejoignant des projets implicatifs. De We can be Heroes de Groupenfonction à Tapis Rouge de la Ko-Compagnie, en passant par Dominoes de Station House Opera ou Panique Olympique de la compagnie Volubilis, ce travail de médiation est au cœur de l’écriture artistique du projet des Tombées de la Nuit et s’appuie sur le développement au long terme de fidélités et de nouvelles complicités sur le territoire. Car mettre l’art au service de l’éducation populaire, c’est continuer à en faire l’affaire de toutes et tous.
Depuis 2023, une nouvelle dimension du projet des Tombées de la Nuit se déploie : la volonté de nouer et de renouer des liens avec l’école, l’enfance et la jeunesse. Une démarche qui s’appuie notamment sur les dispositifs de l’Éducation Artistique et Culturelle, en proposant des projets atypiques de diffusion dans les établissements.
L’échange des savoirs et des pratiques est central à notre projet et se déploie à travers la participation à Passeurs de cultures (dispositif d’échanges entre médiateurs culturels et travailleurs sociaux), l’initiation d’un événement comme le Hackathon dédié à la communication accessible ou notre travail sur le FALC (programme Facile à lire et à comprendre).
Appelons ce travail auprès des publics la « fabrique des complices ». Elle regroupe les projets menés avec les habitants, les résidences de création auxquelles participent habitants ou publics spécifiques, les aventures imaginés aux côtés des artistes, des enseignants ou des structures socio-éducatives.