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Melingo

Bande-son originelle des bas-fonds de Buenos Aires, du monde des marlous et des malfrats, le tango, au fil du temps, s’est élevé au rang d’honorable musique de salon. Mais il a gardé trop de chien et de fierté pour se laisser piéger par les bonnes manières. Dans son combat contre la respectabilité, il peut s’appuyer sur un brillant homme de main comme Melingo. Rocker d’extraction, fin connaisseur de l’histoire d’une musique qu’il porte à même la peau, le “Tom Waits argentin” est plus qu’un gouailleur haut en couleurs, chantant d’une voix brûlée par le tabac et l’alcool fort. Dédiant ses chansons à tous les gueux des temps modernes, il campe sur scène un conteur hors pair, chez qui chaque mot sert une image, chaque phrase une histoire, chaque mélodie une saignante tranche de vie. Avec lui, le tango retrouve son verbe fleuri et cinglant, la classe dangereuse d’un assassin qui cacherait une arme blanche sous un bouquet de roses. “Pour être Melingo, lit-on sur son site, il faut cheminer par les rues en flairant la poésie comme un chien de chasse, danser comme un fouet, chanter comme une cicatrice.”

BIOGRAPHIE

Né en 1957, Daniel Melingo s’est tracé un parcours oblique et singulier, débuté au conservatoire (multi-instrumentiste chevronné, il manie parfaitement guitare, clarinette et saxophone), poursuivi entre 1975 et 1980 dans le groupe du chanteur brésilien Milton Nascimento, et éclairé par ses frasques sur la scène rock argentine des années 80 – il est le fonDateur de Los Twist, l’une des formations cultes de Buenos Aires. Après une ultime escapade électrique sous son propre nom, il décide, à l’aube du nouveau millénaire, de se consacrer au tango. Epaulé notamment par le poète Luis Alposta, qui lui mijote des textes lardés de lunfardo (l’argot de Buenos Aires), il a signé avec “Santa Milonga” (2004), “Maldito Tango” (2008) et le petit dernier “Corazon & Hueso” (2011) trois albums qui l’ont imposé comme l’un des plus originaux rénovateurs du genre.

DISTRIBUTION

Daniel Melingo : chant, clarinette. Diego Trosman : guitare. Rodrigo Guerra : guitare. Romain Lecuyer : basse. Facundo Torres : bandonéon.

jeudi 05 juillet 2012
Le Triangle, Boulevard de Yougoslavie, Rennes

15 euros / Sortir : 4 euros
600 places
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