L’école des complices & L’école buissonnière, deux expressions désignant l’ensemble de nos projets dédiés à l’enfance et à la jeunesse, de la maternelle à l’université :
- Les projets menés directement au sein des établissements d’enseignement ou de pratique (L’école complice).
- Les projets proposant à des classes, à des groupes ou à des structures de participer à une aventure dans l’espace public ou dans un lieu extérieur à leur environnement d’apprentissage (L’école buissonnière). Il s’agit de favoriser la transmission, de développer la découverte de la pratique artistique et le partage des savoirs, de faire de l’école un terrain de jeu, un espace public comme un autre, soumis à toutes les contradictions actuelles.
L’école buissonnière
Avec le spectacle 50 mètres – La légende provisoire de L’Agence de géographie affective, nous interrogions en 2024 la place de l’enfant et ses trajectoires dans l’espace public et allions, avec la compagnie, à la rencontre des élèves de CM1 de l’école Clôteaux de Bréquigny.
Où sont les enfants dans nos espaces de vie communs ? Dans quels espaces peuvent-ils développer leur imaginaire ? 50 mètres, c’est le périmètre de liberté laissé aux enfants par les adultes aujourd’hui. Un espace bien restreint que l’Agence de Géographie Affective leur proposait de dépasser pour partir à l’aventure dans le quartier, faisant d’eux les véritables acteurs du projet.
L’école complice
Aux côtés d’Inès Cassigneul de la compagnie Sentimentale Foule et dans le cadre de sa création Fanfiction (aujourd’hui intitulée La ligue des flutistes), les élèves du collège Clotilde Vautier de Maurepas (une classe de 5e et une classe de 5e SEGPA) ont pu s’exercer à l’écriture sur la base d’imaginaires existants (une série de romans, de bandes dessinées, mangas, séries, une légende, un conte, etc.), dans une forme poétique déclamée et mise en rythme. Soit 22 heures d’ateliers de pratique artistique où ces jeunes, accompagnés par leurs professeurs de Français, d’arts plastiques et de musique, ont travaillé l’écriture, le dessin et la peinture ainsi que la mise en musique de leurs histoires.
Projet soutenu par la DRAC Bretagne et le département d’Ille-et-Vilaine.
L’école buissonnière et projet d’implication
En avril 2025, onze étudiantes et étudiants en Master 2 Arts Plastiques et CAPS de Rennes 2 étaient invités à travailler aux côtés de l’artiste Hortense Belhôte afin de créer une performance participative autour du fonds d’archives de Nathalie Magnan, cyber féministe et tacticienne des médias, décédée en 2016.
Au FRAC Bretagne, en résonance avec l’exposition Il n’y a pas de fumée sans feu, dédiée au fonds Magnan et organisée par les étudiants du Master Métiers d’art et Exposition, les étudiantes et étudiants ont imaginé des installations interactives sur le modèle d’une fête foraine.
L’école buissonnière
Notre rentrée scolaire 2025 a vu le retour de l’enfance sur l’espace public avec le spectacle L’Enfance Majeure de Julien Fournet / L’Amicale, dans lequel la rue Richepin, quartier de Maurepas, se transformait en un terrain de jeu carnavalesque. Face à une muraille spectaculaire, attraction foraine vivante crachant eau et fumée, enfants et adultes se sont unis pour surmonter leurs peurs dans une ode à l’imaginaire collectif.
La semaine précédente, deux jours et demi d’ateliers étaient menés auprès de deux classes du collège Clotilde Vautier de Maurepas (une classe de 5e générale et une classe de 5e SEGPA). Lors de cette Plaine de Jour, les enfants participaient à la fabrication d’une cérémonie autour du goûter et, à travers elle, à la fabrication d’une communauté prenant conscience de ses pouvoirs. À l’issue des ateliers, les élèves du collège étaient volontaires pour participer au spectacle final, présenté le dimanche 12 octobre, bouclant ainsi une semaine riche en rencontres, en expérience et en fête.