Photo : © Parade © Nicolas Joubard
Les Réseaux

Les Tombées de la Nuit sont protéiformes. Trouver sa place autant dans un réseau de musiques actuelles que dans un réseau de spectacle vivant lié à l’espace public, réfléchir avec des partenaires de la région Bretagne ou à l’échelle nationale et internationale : ce qui pourrait être vécu comme une contrainte est devenu un jeu.

Nous revendiquons notre participation à ces réseaux divers. Ils sont des lieux où les pratiques se croisent, où les esthétiques se frottent, l’occasion pour nous de faire bouger les lignes, qu’il s’agisse de mettre en œuvre, avec le Collectif des Festivals Engagés pour le Développement Durable et Solidaires, une évaluation qualitative de nos pratiques d’actions culturelles à l’échelle de la Bretagne, d’accompagner un artiste, ami du festival, par une bourse à l’écriture pour la création européenne, avec In Situ, ou d’affirmer nos pratiques, de partager nos doutes et nos enthousiasmes avec d’autres structures.

Notre rapport privilégié avec la Belgique, né au fil des années grâce à l’accompagnement complice de Philippe Kauffmann dans la programmation des Tombées de la Nuit, est un bel exemple de l’importance de ces réseaux pour les Tombées de la Nuit. Philippe Kauffmann a été, par ailleurs, invité à prendre la responsabilité de la programmation dans l’espace public de Mons 2015, capitale européenne de la culture. Il est aujourd’hui responsable culturel de la ville de Liège pour l’organisation de la biennale MétamorphoseS. La ville de Clermont-Ferrand l’a également sollicité pour l’accompagner dans sa candidature au dispositif de Capitale européenne de la culture en 2020.

De son côté, en 2016, Claude Guinard s’est vu offrir la carte blanche Rennes d’un soir par Pronomade(s) en Haute-Garonne, structure reconnue pour son travail avec le territoire et les habitants. Soit une programmation 100% Tombées de la Nuit, à Boussens.

Une collaboration appuyée s’est également mise en place, depuis trois ans, avec le festival Paris l’été. Avec des projets accueillis aux Tombées de la Nuit et présentés, par la suite, à Paris (Fantôme d’Etienne Saglio, Le Cachalot de Captain Boomer ou encore Museum of the Moon de Luke Jerram), des synergies ont vu le jour. En 2019, Anima Ex Musica du collectif rennais Tout reste à Faire sera présenté pendant trois semaines lors du festival parisien.

Enfin, nous ne pouvons que nous réjouir de la nouvelle dynamique régionale qui voit actuellement le jour entre Brest et Rennes, entre le Fourneau CNAREP et les Tombées de la Nuit, et née suite à l’arrivée de Caroline Raffin à la tête de l’institution brestoise. Chaque année, ce sont en moyenne quatre à cinq projets qui sont accompagnés par nos deux structures, quatre à cinq projets d’artistes ayant choisi l’espace public comme terrain de création. Après Patrice de Bénédetti, Maud Jégard ou Matzik en 2018, ce sera au tour des compagnies des Ô, Cirquons Flex, OpUS ou encore La Fausse Compagnie d’être présentes dans les deux villes bretonnes en 2019 et début 2020.

Autant d’opportunités et d’expériences qui encouragent les relations professionnelles, favorisant les résonances entre projets, par-delà les frontières.

Au-delà du développement de ces réseaux, le festival Les Tombées de la Nuit est aussi identifié par les professionnels comme un espace de projets artistiques hétéroclites, comme un carrefour de programmateurs en quête de propositions insolites et décalées, de professionnels venus chercher aux Tombées de la Nuit ce qu’ils ne trouveront pas ailleurs.

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LES TOMBÉES DE LA NUIT sont soutenues par La Ville de Rennes, La Région Bretagne, Le Département Ille-et-Vilaine et le Groupe Legendre.

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