Transportés au temps des mousquetaires
© Les Trois Mousquetaires - La Série © Nicolas Joubard

Sur le grand escalier du Lycée Saint-Vincent Providence, à Rennes, les comédiens et metteuses en scène du collectif 49 701 n’en finissent pas d’être applaudis. Pendant sept heures (!), ils viennent de transporter le public dans une folle représentation des 3 Mousquetaires, version série télé et en extérieur.

Résumé des épisodes précédents : Aïno, Jeanne, Lucien et Clovis sont venus voir Les 3 Mousquetaires [La Série] avec leurs parents. Assis sur les tabourets qu’on leur a donnés à l’entrée, ils ajustent leurs casquettes et leurs sacs à dos, comme en sortie scolaire. Après la saison 1, les enfants en redemandent. « Quand on est au théâtre et qu’on reste assis sans bouger, des fois c’est long, avouent les filles. Là, c’est bien parce qu’on change d’endroits tout le temps. On est dans une cour, après on va dans un stade pour le duel. C’est comme si on était dans l’histoire. Ça va vite, on ne peut pas s’ennuyer. » « Il y a de l’humour toujours au bon moment, ajoutent les garçons. Et puis les acteurs, ils jouent plein de rôles à la fois, c’est trop bien. »

Résumé des épisodes précédents : Des pétards, des fumigènes, des feuilles de salades qui volent ! « Suivez-moi! Suivez-moi! » : une actrice presse les spectateurs à venir se protéger des mousquetaires qui mettent le feu à l’hôtel de La Trémouille. Aurélien et Maéva s’exécutent : c’est leur premier spectacle avec Les Tombées de la Nuit. « C’est fou de reprendre ainsi un classique de la littérature : à la fois attaché et détaché du texte, admire Maéva. On est au même niveau que les acteurs, comme à égalité. Si proches qu’on capte l’intensité de leurs regards, de leurs gestes : ça donne des frissons. » « La mise en scène s’approprie complètement le lieu : on est au coeur des scènes, comme si on en faisait partie, poursuit Aurélien. On est tous ensemble, c’est une petite aventure humaine : je voudrais que ça dure toute une journée! »

Résumé des épisodes précédents : À l’entracte, Stéphane et son fils grignotent. Le petit est fatigué, il ne comprend pas tout : ils vont rentrer. Mais au début de la saison 3, quand le cardinal de Richelieu fait son apparition, ils sont toujours là. Happés jusqu’à l’épilogue. « C’est canon ! Brillamment joué ! Les acteurs surgissent parfois d’une voiture, parfois d’une fenêtre : on est en immersion totale, admire Stéphane. On n’est jamais placés au même endroit, mais toujours au bord de l’action. Ça dépasse largement le théâtre. Cette forme donne aux artistes une liberté de création, leur permet un grain de folie. Et pour nous, spectateurs, c’est comme un voyage tous ensemble : ça crée un lien. »

Résumé des épisodes précédents : Il fait nuit maintenant. Yann a enfilé un pull sans détacher ses yeux des acteurs : « Leur présence et leur intensité sont incroyables. On se sent tout proche d’eux, en interaction. Alors on vit l’action beaucoup plus fort dans notre corps. Comme on n’a plus les codes d’une pièce de théâtre habituelle, on perd un peu nos repères. C’est ça qui est super. On devient plus vulnérables mais donc plus ouverts, plus disponibles, plus sensibles à ce qui se passe devant nous. On s’implique. On est vivants. »

Audrey GUILLER.

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