Danse de fin pour les Tombées de la Nuit
© Fest-Deiz Gourmand © Nicolas Joubard

Le temps d’une dernière danse, des dernières retrouvailles, des derniers spectacles. Les Tombées de la Nuit c’est déjà fini. Cette édition a dit au revoir aux Tombées de la Pluie et bonjour au soleil.

La chaleur n’a pas effrayé les nombreuses personnes, qui petits doigts sur petits doigts ont dansé tout l’après midi place de la Mairie. Au son des bagads et autres formations perpétuant la musique traditionnelle bretonne, débutants et perfectionnés se sont retrouvés sur le plancher du Feist-Deiz. Sous les regards attentionné de ceux qui n’osaient pas encore se lancer.

Juste à côté, le marché à manger et ses tables en bois ont su contenter les pieds devenus douloureux et les estomacs criant famine. Jusque dans les choix gastronomiques les Tombées ont offert une belle diversité. Une dernière raison de se retrouver et de discuter.

En ce dernier jour, les curieux ont pu également assister aux retrouvailles du drôle d’animal de bois Transumante et de son bébé. Parti de la place de la mairie, la structure mouvante et les hommes en noir lui donnant vie, se sont déplacés jusqu’à la place Charles de Gaulle où l’attendait sa maman. Un parcours long et éprouvant pour un nouveau-né dont le chagrin fut vite chassé par l’émotion à l’arrivée.

Jusqu’à 20 heures, se sont également tenus les derniers spectacles. Mais la saison n’est pas finie. De jolies surprises  restent à venir en juillet (à retrouver sur le site). Les Dimanches à Rennes continuent. Et pour le reste, rendez-vous l’année prochaine, même ville, mais chaque fois un peu différente!

Pour clôturer cette édition des Tombées de la Nuit, les mots de Claude Guinard, directeur des Tombées de la Nuit:

«Cette édition fut chaude et lente. Elle s’est plutôt bien passée. Les gens et nous-mêmes étions contents de retrouver un temps plus identifié festival. Je suis très content des créations présentées. Certaines sont encore un peu jeunes et un peu fraîches. Cette édition s’appelait «La ville en jeu». Beaucoup de propositions ont fait la part belle à cette question: ne pas s’imposer dans la ville mais jouer avec et même la transformer. Plein de projets ont très bien fonctionné dans ce sens.

J’ai envie qu’on continue à questionner la ville, à la transformer de temps en temps et surtout à avoir ce souci d’essayer de créer un rapport complice avec le spectateur. Que ce soit avec Nocturne de Massimo Furlan et ses 100 musiciens ou encore Le Temps d’une Soupe des Montréalais, il y en a eu plein d’exemples cette année. C’est notre marque de fabrique, et à mon sens la voie à suivre. Continuer à faire en sorte que les gens vivent une expérience et pas simplement qu’ils consomment des spectacles.»

Emma Benda

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